La Vie en Rose
 

Observatoire santé et bien-être des 18-28 ans

Santé : des jeunes bien dans leur baskets... moins sereins sur leur avenir

La première vague de l’ « Observatoire santé et bien-être des 18-28 ans » réalisée par Viavoice pour Harmonie Mutuelle,  la SMEBA et la MGEL fait le point sur la santé des jeunes de 18-28 ans.
Ce sondage a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de la population de 18 à 28 ans : au niveau national et au niveau régional. Pour la SMEBA les chiffres des régions Bretagne et Pays de la loire bénéficieront d’un « Zoom Smeba ».
    
Comment les jeunes prennent-ils soin de leur santé ? Quels comportements à risque  les menacent ? Quelle est leur vision de la société, quels sont leurs espoirs et leurs malaises ? Des interrogations qui concernent certes les jeunes, mais également toute la société française. Ce nouvel « Observatoire santé et bien-être des 18-28 ans » apporte des réponses à ces questions.


Des jeunes satisfaits de leur santé, en dépit de difficultés

95% des jeunes de 18 à 28 ans sont en bonne santé, 84% sont satisfaits en matière de bien-être personnel : les fondamentaux sont bons pour la jeunesse française, en dépit de difficultés non-négligeables.
Les difficultés financières restent un frein à l’accès aux prestations de santé, puisque 36% des 18-28 ans déclarent avoir déjà renoncé, au cours de l’année écoulée, à des soins pour des raisons financières. Ces problèmes financiers dans l’accès à la santé concernent avant tout les jeunes en recherche d’emploi (40%) et les jeunes femmes (39%).
Toutefois, l’étude fait ressortir qu’au-delà des contraintes financières, c’est davantage la gestion des priorités qui ressort comme le principal frein des 18-28 ans en matière d’accès à la santé. Ainsi, le manque de temps et l’absence d’envie de parler de ses soucis de santé personnels sont en réalité la principale difficulté. L’an dernier, près d’un jeune sur deux (47%) a renoncé à des soins par manque de temps, dont 61% des étudiants actifs. Ces contraintes organisationnelles peuvent être imputées au rallongement du temps des études, à une mobilité accrue, à la multiplication des stages ou des « petits boulots » pour une partie importante d’étudiants ou de jeunes travailleurs.

« Zoom Smeba » :

  • 50% des personnes âgées de 18 à 28 ans de Bretagne et des Pays de Loire ont eu recours à un pharmacien sur les 12 derniers mois, ce chiffre diminue chez les étudiants de l’Ouest (44%).
  • 45% des jeunes de l’Ouest renoncent à des soins par manque de temps, ils sont 51% lorsque que l’on ne prend en compte que les jeunes de l’Ouest qui sont étudiants.


Des comportements à risque à surveiller

Parmi les conduites à risque observées chez les jeunes, la consommation d’alcool et de drogues sont des problèmes réels : 16% des jeunes continuent de consommer du cannabis et 14% estiment que leur consommation d’alcool est problématique ; mais ces sujets qui font souvent l’actualité  cachent parfois d’autres comportements à risque pour la santé des jeunes, moins présents dans la conscience collective :

  • Les comportements alimentaires problématiques touchent une majorité des jeunes Français. En effet, 52% des jeunes ont été confrontés au cours de l’année écoulée à des problèmes de sous-alimentation ou de suralimentation (dont 15% « souvent »).
  • Les relations sexuelles non protégées ont concerné plus d’un tiers des 18-28 ans au cours des douze derniers mois.


« Zoom Smeba » :
Concernant les « pratiques à risque » quelles qu’elles soient (drogues, alcool, sexualité, cyberaddictions, alimentation), 22% des jeunes de l’Ouest souhaitent en parler davantage (amis, professionnels de santé ou parents).
Lorsque l’on se focalise sur les étudiants de l’Ouest à avoir répondu au sondage, ils sont 28% à souhaiter en parler davantage.

Le manque de sommeil et d’activités sportives n’entravent pas le bien-être des jeunes

Par ailleurs, 46% des jeunes estiment ne pas dormir suffisamment, avec un temps de sommeil moyen de moins de 7h par jour. Dans un tout autre registre, 77% des 18-28 ans aimeraient faire davantage de sport ou d’activité physique. A l’image de l’accès à la santé, le principal frein à la pratique du sport est le manque de temps (31%) ou le manque de motivation (18%).
Néanmoins, 84% de nos jeunes estiment que leur bien-être personnel est satisfaisant.

« Zoom Smeba » :

  • Les jeunes de l’Ouest sont 45% à déclarer ne pas dormir suffisamment, pour les étudiants de l’Ouest ce chiffre augmente à 49%.
  • 3 jeunes sur 4 aimeraient faire davantage de sport ou d’activité physique (idem pour les étudiants).


Un clivage entre deux jeunesses : l’une optimiste et intégrée, l’autre pessimiste pour l’avenir

Cet observatoire fait apparaître un clivage entre deux jeunesses : l’une optimiste pour l’avenir (47%) et bien intégrée dans la société (49%), l’autre « ni optimiste ni pessimiste » (27%), voire pessimiste pour l’avenir (21%). Une proportion proche de ceux qui ne se sentent pas intégrés dans la société : 39%, dont 59% des jeunes en recherche d’emploi. Un sentiment largement nourri, par les difficultés en matière d’emploi (emploi précaire, chômage,…), principal facteur d’exclusion mis en avant (23%), devant le manque de relations sociales (16%) ou les discriminations (12%).
Cette fracture au sein de la jeunesse existe chez les étudiants et parmi les autres catégories de jeunes. Le clivage optimisme/pessimisme et intégration/exclusion semble ainsi davantage lié à la vision de son avenir personnel qu’à son activité du moment (étude ou travail).

  • En effet, la crainte de ne pas trouver d’emploi, principal souci des jeunes (pour 68% d’entre eux, dont 73% des étudiants) est très fortement liée à la crainte de ne pas avoir choisi la bonne formation ou la bonne voie professionnelle (61%)
  • Avec 80% de citations chez les étudiants, la peur de rater ses études arrive même devant la crainte de ne pas trouver d’emploi.


« Zoom Smeba » :

  • Pour la Smeba dans l’Ouest : Les jeunes sont 69% à craindre de ne pas trouver d’emploi aujourd’hui ou à l’avenir. Ils sont 73% lorsque l’on considère uniquement les étudiants de l’Ouest.
  • En Bretagne et Pays de Loire : Les jeunes sont 53% à avoir peur de rater leurs études, d’échouer aux examens. Ils sont 77% lorsque l’on considère uniquement les étudiants de l’Ouest.


Ces résultats, certainement liés à la situation de crise économique qui perdure, mettent en lumière un sentiment de précarité face à la difficulté de trouver un emploi et, au-delà, un emploi correspondant à ses aspirations. A noter aussi : 53% des étudiants interrogés estiment ne pas être considérés par leurs professeur ou supérieurs hiérarchiques et à 52% par leur entourage. Un pourcentage inférieur comparé à celui de la précarité mais qui participe de ce clivage.


Lire le communiqué de presse

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